HISTOIRE DE LA MARQUE 


Plusieurs facteurs poussent les dirigeants à produire des ustensiles ménagers à la fin de la guerre.
L'usine a été bombardé et en plus une interdiction de construire des moyens de transport motorisés,
empêche tout redémarrage de la production moto.
Ce n'est qu'en 1948 que BMW est officiellement autorisé à reprendre la construction des motos,
L'usine présente le modéle  R24R 24 monocylindre de 250 cm3.
Le succés sera immédiat autant à l'intérieur du pays qu'à l'exportation. R 25Un autre monocylindre est proposée l'année suivante, il détient le record du modéle le plus vendu par BMW,
produite jusqu'en 1955 à 47.000 exemplaires, il s'agit de la  R25. Ces monos 250
ont apporté une bouffée d'oxygène à la marque. L'Europe roule à nouveau en BMW

En 1951 un nouveau modéle de flat-twin voit le jour : le R51/3 avec ses caches culbuteurs striés,
son bloc moteur plus rond et compact annonce la ligne BMW "classique" qui durera jusqu'en 1969.
La  R 51/3  plaira énormément, construite de 1951 à 1954, elle se vendra à 18.400 exemplaires.

R 51/3


Nous sommes maintenant en 1952, grâce au plan Marshall l'économie allemande s'est redressée,
et le besoin d'une moto sportive se fait sentir. Les 51/3 et 67/2 n'étant que de braves motos
de tourisme. Au milieu de l'année, les ingénieurs de Münich proposent la  R68 , première moto
R 68de série à dépasser les 100 miles/h (160km/h). Si on parle de dépasser
les 100 miles/h, c'est que la cible choisie, est celle des gens attirés par les
performances des anglaises de l'époque.

Une variante tout-terrain, la R68 TT, fut même lancée. Elle était en tout point identique
à celle que pilotait Slorch Meier en compétition, c'était un magnifique Scrambler coté droit,
mais elle était un peu tristounette du coté gauche sans échappement.
La R68 fut la première à recevoir des caches-culbuteurs ronds à 2 nervures et des écrous
à ailettes pour fixer les tubulures d'échappement aux cylindres.

R 68TT R 68TT

BMW revoit ses copies, notament sur le chapitre suspension. L'arrière coulissant datant de 1938,Fourche Earles
et ne correspond plus du tout à l'image de marque innovatrice de la marque allemande.
Il aurait suffit d'ajouter une suspension oscillante à l'arrière et de garder la fourche
téléscopique. Pour être originaux les ingénieurs choisirent la curieuse fourche  Earles .
R 60Début 1955 la R50 et la R69 sont disponibles toutes deux
équipées de ce dispositif qui assure une bonne absorption
aux chocs, mais revers de la médaille, l'inertie importante
de fonctionnement se traduit par une direction des plus lourdes...
Ce type de fourche sera montée sur tous les flat-twin jusqu'en 1969.

R 60En 1956 la  R60  souvent attelée à un side-car, vient peaufiner la gamme.
L'usine entre dans un cycle de production critique, les ventes qui chutent
n'entament pourtant pas la confiance des dirigeants et des banquiers.
La gamme évoluera en 1960, avec peu de modifications, les R50, R60, R69 devenant les R50/2, R60/2,  R50S  et  R69S .
Les série 2 jouissent d'une excellente réputation : Tenue de route, confort, freinage efficace, fiabilité, solidité à toute épreuve, propreté et silence de fonctionnement, finition irréprochable,
et entretien facile...

Les records mondiaux interrompus par la seconde guerre mondiale ont repris.
En 1955  William Noll  sur l'autoroute de Munich en side-car RS 500 caréné
bat six records en catégorie side-car, dont le record absolu de vitesse.
Ces records sont obtenus dans 3 catégories : 500cm3, 750cm3 et 1200cm3.
Zeller Walter Zeller en solo sur une moto à carénage
avec le même moteur de 500cm3 bat le record du mile
départ arrêté à 242 km/h.
Il faudra attendre 22 ans pour voir BMW battre
à nouveau un record du monde : En 1980  Zanini  à Nardo, passe le cap des 225 km/h dans l'heure.

De 1955 à 1970 BMW passent des années difficiles, la mode n'étant plus aux motos au début,
puis l'invasion des marques japonaises devenant préocupante par la suite. A la question de savoir
si l'on continue la fabrication de 2 roues, les dirigeants répondent par l'arrivée d'un motocycliste
pratiquant Herr Von der Marvitz en 1964. Il est chargé de développer une nouvelle gamme moto.
Il faut attendre l'automne 1969 pour voir les 3 modéles 500cm3, 600cm3 et 750cm3 de la série 5.

R75/5La silhouette des BMW est totalement renouvelé par l'abandon de la fourche
Earles, au profit d'une fourche téléscopique. Le flat-twin soumis à une cure de
rajeunissement est plus puissant, tout en étant plus résistant et de poids réduit.

En 1973 pour le cinquantenaire de la marque la série 6 est présentée : R60/6, R75/6, R90/6  et
R90 SR90 S  celle dont tout le monde parle. C'est le fleuron de la gamme, sportive,
reconnaissable de part son carénage tête de fourche et sa selle à dosseret.
Elle est équipée de 2 disques à l'avant, étant chronomètrée à 195km/h.
En 1976 apparait la série 7 en 3 cylindrées, 600cm3, 750cm3 et 1000 cm3. Le flat-twin 1000cm3
est monté sur la R100/7 qui remplace la 90/6, la R100 S à la place de la 90S et la  R100 RSR100 RS.
Avec son carénage intégral étudié en soufflerie chez Pininfarina, elle deviendra
l'emblême de la marque en moto grand tourisme sortive. Cette machine deviendra
vite la reine de toutes les routes y compris l'autoroute. Le carénage améliorant
énormément le coefficient de pénétration et rendant la machine moins sensible au vent latéral.

FuturoFuturo
En 1980 le prototype Futuro est présenté : Moteur porteur et suspension du type Cantilever.
Cette étude de style préfigure le Paralever et le cadre à moteur porteur des séries 11xx.

R80 G/SLa même année, BMW va surprendre plus d'un béhèmiste avisé, avec la  R80 G/S
(G pour Gelände = tout-terrain et S pou Strasse = route). Elle n'est pas destinée
à une utilisation tout-terrain intensive, mais c'est le concept du gros trail routier
que vient de lancer BMW. Pour plus de précisions consultez la page   L'HISTOIRE DES G/S ET GS

En 1984 l'usine présente la  K100  au moteur révolutionnaire 4 cylindres à refroidissement liquide.
R 1100Il faudra attendre fin 1992 pour disposer d'un nouveau modéle flat-twin avec
la  R1100 RS  qui est équipée d'un  Boxer à 4 soupapes par cylindre , alimenté
par injection électronique. La partie cycle est entièrement revue avec notament,
un chassis à moteur porteur  et la suspension avant Telelever.
La suspension et l'amortissement sont assurés par un combiné
ressort/amortisseur central logé entre le bras oscillant et la partie avant du cadre.
La suspension arrière est de systéme Paralever nettement renforcé par rapport à la série 7.
Ce type de chassis va équiper toute la gamme des flat-twins, tous disponibles avec ABS en option.

En 1994 BMW présente un trail monocylindre la  F650  à transmission finale par chaine (hérésie ;-)
et même en 1997 un magnifique custom : le  R 1200C

En 2001 la cylindrée est portée à 1150 cm3 et la boite de vitesse est dotée d'un 6éme rapport.
L'architecture flat-twin mise au point par Max Fritz en 1923 a encore de beaux jours devant elle !


 

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