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Au début c'était en lisant Tintin puis
en feuilletant des catalogues...
Ces simples croquis des
machines, en noir et blanc, me faisais réver...

Il était clair qu'un
jour, je ferai partie de cette noble confrérie des Chevaliers
de la Route.
Dans mes réves je pourrissais tout le monde sur place et les
filles étaient pendues à mes baskets.
Mes tous premiers débuts ne furent
pas des plus glorieux
 
Après l'inévitable
Solex, je commencai à écumer les routes, sur une Morini
50 cc.
Dans ma petite ville de province la seule et unique moto était
une Jawa...

Il fallait aller dans une autre ville
à 20 kms pour trouver un noyau de motards purs et durs.
Ils étaient 4, roulaient des anglaises et je bavais quand je
ne pouvais les suivre en Morini.
Comme le permettait la loi à l'époque je passais le permis
moto toutes catégories à 16 ans révolus.
A ce sujet pas de moto-école, mais un deal avec le propriétaire
d'une Terrot 175 cm3.
(Prêtes la moi pour le permis et dès que je l'ai je t'achéte
ta pétoire)
L'examen : Le tour de la place du marché en tendant les bras
et un demi-tour sans poser pieds à terre.
Un examinateur très vieille France me donna en 1969 le permis
motocyclette en me déclarant :
"Jeune homme la motocyclette est un sport et vous avez démontré
vos qualités sportives !"

Une des particularités de cette Terrot était la selle
passager plus haute et une poignée de maintien.
Les beaux jours arrivant nous partimes un ami et moi vers le sud, tels
les bad boys de l'époque.
La Terrot était à bout de souffle, la consommation tant
d'essence que d'huile était hallucinante !
La bielle rendit l'ame dans la vallée du Rhône et je la
vendais à perte, bien sur, sur place.
Mon budget ne me permettait pas d'acheter neuve la BSA tant convoitée
Une occasion se présenta : une Triumph Bonneville passablement
rincée...
Je devenais un véritable arsouilleur peu de temps hélas,
un piston de la Bonnie éclatât au bout de 6 mois,
me laissant à pied le temps d'une saison d'été
laborieuse. A l'automne, nouveau riche, je choisissai avec soin
ma nouvelle bécanne, une magnifique Norton Commando 750cm3.
Elle fut une fidéle monture
pendant 2 ans. Que de virées, que de tranches de vie en noble
Chevalier avec elle !
A part quelques problémes d'allumage et des fuites d'huile de
tous ses carters, c'était une très bonne moto.
Vendue pour l'achat d'une bagnole (VRP oblige), elle mit un terme à
ma première vie de motard.
Entre mes 2 vies de motard je passais
du bon temps dans les bois avec une 175 PE SUZUKI.
Ma deuxième vie de motard commenca à 40 ans, avec
l'acquisition d'une 600 XT Ténéré YAMAHA
Au bout de 2 mois de prise en main, je partais pour Tammanarasset. Au
retour sur une petite route
de montagne marocaine, dans un virage à droite, une bagnole à
gauche, c'était mon 1 er crash en 1992.
Pour voir le récit du voyage : Vichy-Tamanarasset
et/ou Vichy-Tam
(75 épisodes).

Je m'en suis tiré avec quelques cotes de cassées et une
Ténéré en épave...

A peine remis sur pied j'entamais
la restauration de l'épave d'une 360 XS YAMAHA achetée
une bouchée de pain. Cette Yam était très amusante
à piloter et j'ai beaucoup roulé avec elle.

Moteur à bout de
souffle la XS a été revendue pour piéces en 1996...
J'ai fais l'acquisition de la R 100 GS en 1999 et j'ai roulé
30.000 Km avant mon 2 éme crash à la NC
01
 
C'est une moto facile, confortable,
amusante, atypique, pleine de sensations et facile à entretenir.
Après la longue prise en main du trail flat-twin, plus d'un arsouilleur
a été surpris par son efficacité.
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